Colcannon

J’avais prévu de poster ce billet le 17 mars, le jour de la Saint-Patrick. C’était sans compter une soudaine léthargie pré-printanière qui m’a fait me coucher avec les poules toute une semaine durant (non, je ne fais pas un élevage de gallinacées sur la terrasse).

Pourquoi la Saint-Patrick ? Pour deux raisons, même trois. Tout d’abord, Saint Patrick est le protecteur de l’Irlande. Mes impressions de cette fête sont fortement influencées par les clichés hollywoodiens. Je ne sais pas si vous avez remarqué dans beaucoup de films, tous les émigrants irlandais (et pas seulement irlandais) sont tenus de participer à cette fête tout de vert vêtus dans une immense parade. J’avoue que je ne sais pas si ces images reflètent la réalité car je n’ai jamais mis les pieds au-delà de l’Atlantique ou si c’est juste le énième mythe créé par des scénaristes à l’imagination débordante (tout comme le sait pertinemment chacun de nous, toutes les fenêtres parisiennes ont une vue sur la Tour Eiffel). Mais l’idée de la parade me plait.

En plus, le jour de la Saint-Patrick me rappelle ma première et dernière visite au Stade de France. Peut-être connaissez-vous le spectacle « Nuits Celtiques » ? Avec PP nous avons essayé d’assister à sa première édition. Nous avons acheté les places (pas les moins chères qui plus est) des semaines auparavant et nous nous réjouissions d’avance d’un concert avec des groupes folkloriques bretons, gallois, écossais et irlandais, le tout visible sur un écran géant. Le Jour J, il pleuvait des cordes et il faisait assez froid. Bravant les intempéries, nous avons pris nos places, juste en face de la scène qui était sur le côté opposé. Malheureusement elle était si loin, qu’on la voyait à peine. Par contre, nous avions une superbe vue sur la pelouse et le publique grelottant, mais nous étions à l’abri, sous le toit du stade. Tellement à l’abri que les pancartes publicitaires pendant du toit nous cachaient la moitié des écrans géants sur lesquelles nous étions censés profiter pleinement du spectacle. De plus, n’étant pas des visiteurs assidus des stades et autres équipements sportifs, nous avons ratés quelques spécificités de l’architecture lors de l’achat des places. Par exemple, ce long couloir circulaire tout le long du stade, avec des grandes ouvertures des deux côtés assurant une meilleure ventilation et les courants d’airs accompagnants. Lesdits courants doivent être très agréables par une journée de canicules mais le sont nettement moins quand il fait 10 °C. De plus, le vent s’engouffrait dans les ouvertures en faisant tellement de bruit que l’on n’arrivait avec peine à entendre les binious sur scène. En bref, 15 minutes après le début de spectacle, nous nous frayions un chemin vers la sortie. Je pense qu’il devait y avoir un certain nombre de spectateurs qui se sont plaints après le spectacle, car l’année suivante les « Nuits Celtiques » avaient lieu à Bercy, lol ! En ce qui me concerne, je n’ai plus envie de retourner au Stade de France, mais cela nous fait un souvenir à nous rappeler tous les 17 mars.

Et cela faisait longtemps que je voulais visiter le pays des leprechauns.  Si tous se passe bien, nous allons passer 3 jours à Dublin le mois prochain. En prévision de ce séjour, j’ai commencé à m’entrainer côté cuisine. Après le pain au bicarbonate, la variation sur le thème du barm brack et le gâteau à la Guinness, je suis arrivée au plats traditionnel de la Toussant : le colcannon, une purée de pommes de terre au choux et au jambon. Après avoir feuilleté un certain nombre de recettes, je me suis basée sur celle du blog « One Perfect Bite ». C’est une recette d’hiver qui demande comme seul effort seulement de fermer les yeux devant la quantité de beurre.

ingrédients
(pour 4 parts)

  • 500 g de pommes de terre à chair tendre
  • 80 g de beurre
  • 150 g de jambon
  • ½ chou vert de petite taille
  • 250 ml de lait
  • 1 ciboule
  • Sel et poivre

préparation

  • Éplucher les pommes de terre et les faire cuire dans de l’eau salée. Les égoutter et les écraser en purée avec le lait et 40 g de beurre.
  • Pendant que les pommes de terre cuisent, laver et parer le chou et le couper en fines lanières. Saler et écraser légèrement à la main.
  • Émincer la ciboule et couper le jambon en dés (ou carrés si vous utilisez le jambon en tranches). Faire fondre 20 g de beurre avec un peu d’huile (pour éviter que le beurre ne brule) dans une casserole. Ajouter le choux et laisser revenir à feu assez vif jusqu‘à l’évaporation de toute l’eau, mais sans le bruler. Ajouter la ciboule émincée et laisser revenir pendant encore 5 minutes. Poivrer. 1 ou 2 minutes avant la fin de la cuisson, ajouter le jambon.
  • Ajouter le mélange chou/ciboule/jambon à la purée de pommes de terre et bien mélanger.
  • A la présentation, faire un petit puits sur la surface du plat avec une cuillère et ajouter une noix de beurre qui va fondre au moment du service. Servir chaud.

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